5 mythes sur l’utilisation du langage des signes avec les enfants

mythes langage des signes

Il existe plusieurs mythes concernant l’utilisation des signes qui entretiennent une peur chez les parents et les intervenants.  Voici quelques notions qui modifieront certaines croyances. 

 

Vrai ou faux?

 

1) L’utilisation des signes nuira à l’apprentissage de la parole :

 Les recherches démontrent que l’utilisation des signes ne nuit pas à l’apprentissage de la parole.  Cependant, ceci a pour effet de faciliter la communication.  L’utilisation des signes peut être pour une période temporaire ou prolongée en fonction du profil de développement de l’enfant.  Lorsque la parole devient fonctionnelle pour l’enfant, celui-ci laisse naturellement tomber les signes.

 

2) Si l’enfant a des difficultés avec sa motricité fine, ce n’est pas un moyen à privilégier avec l’enfant :

Il est tout à fait normal que le signe soit déformé le temps d’en faire son apprentissage et que l’enfant développe sa motricité fine.  Le signe demeure tout de même fonctionnel si les partenaires de communication ont été informés de ‘comment’ l’enfant produit le signe.  Comme pour les débuts de la parole, l’adulte comprend ce que l’enfant tente d’exprimer, mais il offre le bon modèle du signe à reproduire.

 

3) Si l’enfant ne reprend pas le signe après quelques semaines d’exposition, ceci veut dire que ce n’est pas un moyen à privilégier avec lui :

Il y a un délai entre le moment où nous enseignons les signes au bébé (souvent autour de 6 mois) et le moment où il est prêt à le produire (souvent autour de 10-11 mois).  C’est après plusieurs expositions au signe dans différents contextes que l’enfant sera tenté de le reproduire.  N’oublions pas qu’il est important de toujours dire le mot en même temps que vous faites le signe.

 

4) Les signes sont à utiliser en dernier recours, lorsque la parole tarde à se développer ou à être intelligible :

Lorsque l’enfant est petit, le premier objectif est de développer une interaction agréable et une communication efficace et bidirectionnelle.  Les signes sont loin d’être un passage obligé pour assurer un bon développement à ce niveau, mais il s’agit d’une option pour communiquer en attendant le développement de la parole.

 

5) Il faut cibler un signe ou deux à la fois; lorsque ceux-ci sont maîtrisés, on peut en intégrer de nouveaux.

L’idée est d’exposer l’enfant aux signes que vous êtes capables de faire sans vous restreindre.  Par contre, lorsque vous souhaitez que l’enfant se mette en action et fasse les signes, vaut mieux en cibler 2-3 sur lesquels vous mettrez plus d’emphase afin qu’il les reproduise.